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Traducteurs de jeux vidéo : un métier presque comme les autres

« Localisation » plutôt que « traduction »

 

Un jeu vidéo à vocation à passer dans les mains de joueurs partout dans le monde. Il faut savoir adapter le script audio (pour un jeu parlant) et le vocabulaire utilisé au public ciblé. Par exemple, les références culturelles, tout comme les blagues ou jeux de mots, ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre.

Ce travail est particulièrement important, d’autant plus quand le jeu à vocation à être doublé ! Des contraintes de longueur s’ajoutent à celles rencontrées traditionnellement par le traducteur comme l’homogénéisation du vocabulaire utilisé.

 

Harmonisation et spécificités

 

En effet, la traduction doit donner une continuité et une cohérence au jeu, d’autant plus quand le traducteur n’est pas seul à travailler sur le projet (équipe de traduction en interne, appel à des freelance…).

Par exemple, le terme « firepower » devra être traduit « puissance de feu » tout au long du jeu. D’autres mots pourront ne pas être traduits. C’est souvent le cas des titres de jeux qui sont des marques déposées comme « Call of Duty ». Si le nom du jeu était traduit, il faudrait déposer un nom de marque dans chaque pays où le jeu s’est exporté, faire appel à des juristes et des avocats, perdre beaucoup de temps et d’argent.

 

Des difficultés récurrentes

 

Le traducteur de jeu vidéo n’échappe pas aux difficultés rencontrées par les traducteurs exerçant dans d’autres domaines.

Délais souvent très courts, vocabulaire spécifique au jeu sans avoir le contexte, demande de précision restée sans réponse…peuvent mener à des traductions faites « à l’aveugle » et à une altération de la qualité du jeu pour le « Gamer ».